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Superman #09


lundi 15 novembre 2004
L'avis de Hush


Suite aux décevantes aventures du « World’s Finest », le contenu de la revue redevient fidèle au plus grand des Super Héros. Pour le meilleur ?

(JPEG) « Pour Demain » : parties 2 & 3 (sur 12)

Après sa première confession, le « Big Blue » rejoint le père Daniel pour une nouvelle discussion. C’est au cours de cette occasion que nos deux amis débattent sur le devoir humain et le monde. Au long de cet échange, Superman revient sur les événements qu’il a vécus. De manière assez troublante, Sup’ se révolte contre nos comportements belliqueux. Comme déclare un slogan célèbre : « quand c’est trop c’est ... ».

Suite à l’interlude du premier épisode, la saga Pour Demain se constitue en une confession entre le Héros et son interlocuteur ecclésiastique. Le scénariste Brian Azzarello, par le biais du Samaritain, développe une situation géopolitique désastreuse, se déroulant dans certaines contrées non loin de nos pays post-industriels. Si la situation est originale dans son développement, elle n’en reste pas moins troublante. Troublant, oui, est le sentiment post-lecture de ces deux épisodes. En effet, le traitement scénaristique met en scène un Superman qui, s’il le désirait, pourrait mettre un terme aux armes, à ces engins qui pourrissent la vie d’innocents. Le hic, c’est que le plus grand des Super Héros se rend compte qu’il ne pourra jamais changer le cœur des Hommes. Ah, la puissance est parfois d’une cruauté si humaine.

Toutefois, porter un avis sur cette entame serait hâtif. En effet, la direction choisie par le scénariste de Cité brisée reste encore mystérieuse, voire obscure. En tout cas, elle a le mérite de poser un lot considérable de questions, qui ne manqueront pas de religieuses réponses. A ce sujet, et après avoir relu l’interview de Grant Morrison dans le feu Wizard #20, le fond de l’intrigue doit rendre hommage à l’ancien scénariste des New X-Men. Lors d’une question sur l’icône DC, ce dernier répondait « que Superman [...], c’est le Christ américain. Personne n’a encore vraiment exploré le personnage sous cet angle. » Or, la référence au sacré et au religieux reste palpable sur le travail d’ « Azza ». Voilà pour la petite histoire, revenons à nos moutons.

Pour la partie illustrée, c’est une équipe artistique déjà connue qui officie sur ces douze épisodes : Jim Lee et Scott Williams, respectivement dessinateur et encreur de Hush. Bien que de nombreux détracteurs existent, aucun n’aura l’audace de mettre en avant la quelconque carence de classe dans ce récit. Jim Lee se défonce et tient indéniablement son rang de superstar du comic book : le personnage est éblouissant. Bref, le Superman de Jim Lee arrache tout.

En ce qui concerne le « story telling », le découpage s’avère classique et coulé avec ses larges cases. Ici, l’épanouissement scénaristique se conjugue avec la beauté des planches. On savoure. Reste à voir si le sieur va garder cette qualité tout au long de ce périple.

Bref, ces deux parties avancent à tâtons, laissant peu découvrir l’issue finale. Au lieu de jeter la pierre, attendons patiemment mais non sans attente.

« Droit du sang » : partie 6 (sur 12)

Nous arrivons, désormais, à mi-parcours de cette série initiée par Mark Waid et Leinil Francis Yu. Suite au sauvetage de Métropolis par le héros que les journaux nomment Superman, Clark Kent, en compagnie de Loïs Lane, a rendez-vous avec son « meilleur ami » : Lex Luthor. La rencontre est explosive, tout en soulevant le dessein de Luthor et de sa passion pour l’extraterrestre. Que cache-t-il ?

Notre duo continue de narrer la naissance du mythe héroïque. Pour cet épisode, l’histoire se déroule logiquement, tout en étant jonchée de scènes piquantes. Pourtant, conter une histoire, en sus que tout le monde connaît, n’est pas le challenge le plus commode à relever. Mais, c’est mal connaître Mark Waid, le scénariste des Fantastiques, qui développe une petite merveille de script.
L’ensemble est admirablement dessiné par mon coup de cœur artistique de l’année : Leinil F. Yu. Un style fort prononcé sur les traits lourds, des faciès typiques et des décors épurés qui focalisent la scène, l’art de ce dernier montre un Superman massif, majestueux dans sa pureté. Ne retirons pas le mérite à Gerry Alanguilan, l’encreur, et aux couleurs de Dave McCaig. Le récit gagne en expressivité et en poids. Oui, j’aime beaucoup.

A mi-chemin, un premier bilan s’impose. C’est bon, très bon. Si les néophytes se doivent de porter un œil attentiste à cette série clef, elle ne doit pas enlever le rafraîchissement d’un mythe vieux de plusieurs décennies. Bien qu’en back up de la série vedette, ce Droit du sang mérite pourtant toute l’attention des lecteurs. A confirmer.

Pour conclure, cette neuvième parution française se dévoue à 100% au protecteur de Métropolis. Si le développement de Pour Demain demande encore du temps, Droit du sang se place comme l’une des très bonnes lectures du moment.

Avis : Super-recomandé.

A lire aussi, les chroniques des VOs :
-  Pour Demain - 2e partie
-  Pour Demain - 3e et 4e parties
-  Droit du sang - 6e partie

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