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Yossel


mardi 22 mars 2005
L'avis de Kab


Si la famille Kubert était restée en Pologne, voilà ce qui aurait pu arriver.

(JPEG) L’horreur, voilà ce qu’a tenté d’écrire Joe Kubert. Cet artiste reconnu dans le monde du comic (qui a même ouvert sa propre école) dépeint ce qu’aurait pu être sa vie dans le Ghetto de Varsovie et ce qui s’est passé dans les camps de la mort.
Certes l’auteur n’y était pas mais, par des témoignages et des renseignements, il nous livre un travail sans concession qui voit la vie du jeune Yossel se transformer en véritable enfer. Kubert nous montre comment Yossel tenta de survivre avec sa famille, dans des conditions inhumaines, comment ils réussirent grâce à son talent de dessinateur, puis comment sa famille lui fut arrachée pour aller dans les camps de la mort alors que lui dû rester à Varsovie seul. Comment il survécut, le fait que ses 3 ans de camp lui parurent une éternité au sens propre du terme, les amis qu’il s’est trouvés, la mort qu’il côtoyait tous les jours et enfin comment il finit par se battre pour sa liberté, sa fierté, sa vie en tant qu’être humain.

Que dire sur ce graphique novel si ce n’est qu’il est poignant et vous prend au trip, l’histoire est axée sur ce jeune homme qui s’en sort grâce à son don pour la BD et qui dessine pour l’amusement des soldats nazis tout en s’endurcissant.

Joe Kubert nous livre une BD qui est sûrement un de ses ouvrages les plus personnels. Son style narratif se rapproche pour l’occasion de celui de Will Eisner, il n’y a pas de case, les textes sont nombreux et très descriptifs, ce qui rajoute un plus aux dessins, non encrés, non colorisés. L’ensemble du scénario et les descriptions sont très réalistes et parfois on est tellement absorbé que l’on a l’impression d’y être.
Kubert a voulu garder son trait de croquis qui est nerveux et qui semble être fait sur le vif, bien que l’ensemble dû être travaillé. Le trait ne faiblit pas tout au long de ses 120 planches où Kubert nous montre comment en 3 coups de crayon, il nous fournit un dessin expressif où tout est résumé. L’absence de décor ne nuit pas au récit vu le découpage sans cases donc très libre du livre. Aucune couleur si ce n’est celle du papier et dans deux trois cases un petit peu de blanc pour souligner quelques points de détails.

Mon avis : indispensable de le montrer à tous ceux qui vous diront que "la BD, c’est pour les enfants" et "les comics que du super-héros".

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