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lundi 13 juin 2005
par Vincent ’Old School’ Nasello

La nostalgie, camarade... OMEGA


Après vous avoir parlé de la Sainte Trinité des revues comics en France, à savoir Fantask (le Père), Strange (le Fils), et Marvel (le Saint-Esprit), j’hésitais entre plusieurs sujets.

Allais-je vous entretenir du grand ancêtre qui m’a marqué profondément (Tonnerre), d’une période fun pré-Crisis de Wonder-Woman, de la renaissance des Teen Titans sous la plume de Marv Wolfman et George Perez ?

(JPEG) Tout cela tardait à se mettre en place, car nécessitant une relecture de vieux magazines alors que je manque déjà de temps pour les nouveautés quand une suggestion de Soyouz me mit sur une autre voie : Omega. Ca ne règle certes pas le problème de la relecture, mais passons ...

Sur le forum, on a pu lire que se préparait le grand retour de Omega the Unkwown le bien nommé. En effet, peu connaissait ce personnage que Marvel veut nous faire redécouvrir, mais il y avait des circonstances atténuantes : ses aventures dataient, pour la France de 1979-1980, donc d’encore avant pour les US. Elles sont, en outre, parues sur peu de numéros avant d’être brutalement interrompues et l’édition française est dans un petit format en Noir et Blanc, comme nous en torchait par paquets Arédit, ici L’Inattendu n° 17, 20, 21 et enfin 24.

Omega est donc un ersatz de Superman pour Marvel, comme tous ses congénères chez Marvel, il est resté un personnage plus que secondaire.
Je me souvenais de sa silhouette bleue avec une jolie cape rouge, d’un bandeau en forme d’Omega sur les cheveux, d’une relation bizarre avec un gamin, d’un mutisme quasi-total, un fort contexte social et d’une fin dramatique qui rendait son retour plus qu’improbable.

(JPEG) La série s’ouvre, sur une planète extra-terrestre, par une invasion où l’on voit le combat d’Omega contre des êtres mi-organiques, mi-robots au milieu des ruines et des morts. Au moment de succomber, Omega se sent appelé, s’empare d’une fusée et s’envole vers la Terre.
Changement de décor, ces évènements sont ressentis sur Terre comme un cauchemar par James Michael, un jeune garçon élevé dans le luxe et loin de tout par ses parents. Ceux-ci ont décidé de l’inscrire dans une école en ville pour qu’il y fasse de nouvelles expériences. JM n’est pas chaud-chaud mais finit par accepter. Sur la route, un accident ... et les parents meurent : ils s’avèrent n’être que des robots ... JM sombre dans le coma et se réveille un mois plus tard dans une clinique où son cas intrigue fortement un docteur. En effet, s’il est intelligent et très logique, il s’avère être plus ou moins un handicapé au niveau des émotions.

Restrictions budgétaires obligent, il est confié à la garde d’une infirmière qui habite le quartier de Hell’s Kitchen à New-York, et de sa colocataire, photographe au Quotidien, le journal d’une de nos vieilles connaissances, Jonah Jameson.
Il y a manifestement un lien mystérieux entre Omega et le jeune garçon, lien que ni l’un ni l’autre ne comprennent.

(JPEG) Et nous suivons sur quelques numéros leur parcours respectif sur Terre qui les humanise l’un comme l’autre. James Michael affronte la dure réalité d’un ghetto et se fait quelques amis ; Omega combat quelques Vilains d’abord par hasard, puis en s’impliquant un peu plus chaque fois. Si la violence physique reste assez soft (on voit quand même des blessures qui saignent, grande nouveauté pour l’époque) le climat est oppressant et la critique de l’American Way of Life est forte, à travers ses exclus.
Il s’agit du Marvel Universe, on y croise Electro, Nitro et quelques autres vilains Marvel de bas étage, le Quotidien et Jonah sont là, Peter Parker fait même une caméo. Mais l’angle choisi est nettement plus dur que la vision habituelle de l’époque.
Puis soudain Omega se fait bêtement descendre d’un coup de revolver par un flic. Fin de la série ...

Heureusement Marvel (ou ses scénaristes) a l’habitude de finir les histoires commencées et interrompues dans d’autres revues mieux installées. Skull, le naufragé du temps et Deathlok ont trouvé leurs conclusions dans les FF par exemple.

(JPEG) Ici ce sont les Défenseurs qui s’y collent et quelques numéros plus tard nous avons les explications : Omega et James Michael sont les fruits d’expérience des êtres mi-robots, mi-organiques et se développent dangereusement, c’est Omega qui, sans le vouloir ni le savoir, a détruit la première planète et les soi-disants envahisseurs tentaient en fait de sauver la Terre du même sort, loins d’être les brutes que l’on croyait.
Au final, James Michael retourne l’énergie incontrôlable qu’il a à l’intérieur contre lui, Omega reste mort et l’auteur condamne les Défenseurs par la voix de Dragon-Lune : les choses se seraient mieux passées s’ils ne s’en étaient pas mêlés.

En relisant cette série, je comprends mieux pourquoi j’en gardais un souvenir plus vif que pour d’autres lues à la même époque et la raison de ma surprise à l’annonce du retour du Héros.

La boucle semblait bouclée. Que vont en faire les nouveaux auteurs ? Vont-ils le porter vers d’autres sommets ou l’affadir complètement ?

Wait and see comme disait ma prof d’anglais.

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