Il semble que tout se passe pour le mieux dans l’univers modifié par M pour le Docteur Fatalis : sa mère est vivante, son rival Reed Richards est décédé pendant son voyage spatial et Victor a même récupéré le seul survivant de ce voyage, Ben Grimm/la Chose , qu’il a réduit en esclavage, l’enfermant dans une cage et le traitant comme un animal de compagnie, l’appelant The It. Grâce à la magie, Fatalis a donné des pouvoirs à sa femme Valeria / Invicible Woman et à son fils adoptif Kristoff / The Inhuman Torch.
Malheureusement, chaque utopie a son revers. La planète est dominée par les mutants, représentés par Magneto et sa famille royale. Les humains connaissent le sort des mutants dans la réalité Marvel normale, sont l’objet de la haine des mutants et sont pourchassés. De plus, Fatalis et son équipe, les Fearsome Four, ne sont que les laquais de Magneto, spécialisés dans les basses besognes, comme le meurtre du Mole King, régent de la nation de Subterrania.
Victor Von Fatalis, l’un des derniers humains et l’un des grands esprits de cette terre, compte bien se débarrasser de Magneto, faisant d’House of M, la House of Doom.
Le scénariste John Layman et le dessinateur Scott Eaton font de cette histoire de réalité alternative dominée par les mutants, un hommage aux Fantastic Four de Stan Lee et Jack Kirby, car de nombreux éléments de la série originelle (le voyage spatial de Reed Richards, l’homme-taupe et la zone négative) sont présents dans cette mini-série en trois épisodes. Le personnage de Fatalis est très bien respecté et Layman a su en faire un rival de Magneto, intrigant dans l’ombre pour mettre fin au joug du maître du magnétisme sur la race humaine.
L’humain Fatalis a-t-il sa place dans ce monde dominé par les mutants ? Réussira-t-il à vaincre et à trahir Magneto ? J’espère obtenir toutes ces réponses dans le dernier épisode de cette mini-série en Septembre.
Avis : Fantastiquement recommandé.