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jeudi 31 août 2006
par Vincent ’Old School’ Nasello

Alex Raymond & Flash Gordon


(JPEG) Ma première rencontre consciente avec Alex Raymond date maintenant de plus de 40 ans. Non, je n’ai eu la chance de le rencontrer en personne, mais je devais avoir 8 ou 9 ans quand je remarquai pour la première fois sa signature élégante sur une planche de dessin. Mais commençons par le commencement.

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J’ai toujours été un lecteur boulimique. Ma mère racontait qu’avant de savoir lire, je passais déjà des heures à feuilleter des Bandes Dessinées en petit format. J’avais la chance qu’à cette époque le marché de l’occasion était florissant. Je pouvais me fournir chez 2 commerçants qui avaient une boutique, de plus, deux fois par semaine, les jours de marché, je pouvais me fournir également à l’étal d’un camelot spécialisé lui aussi dans ce domaine.
Ma mère dévorait les photos-romans qui foisonnaient à l’époque au point d’avoir appris à lire et écrire couramment le français, elle qui venait de sa Sicile natale à 24 ans avec seulement 3 ans d école primaire italienne ! Et chaque fois, qu’elle allait au « ravitaillement », elle m’emmenait et m’offrait quelques revues que j’avais tôt fait de terminer. En manque (déjà !) je finis par me rabattre sur « Le journal de Mickey » (JPEG)
Même enfant, je goûtais assez peu aux Disniaiseries, mais parmi elles, il y avait des bandes d’autres provenances comme « Pim, Pam, Poum », le « Prince Vaillant » de Harold Foster et « Guy L’éclair », francisation de « Flash Gordon ». Pour ces 2 derniers, je ne pouvais pas m’intéresser à l’histoire ; il n’y avait qu’une page par revue que je lisais dans un ordre chronologique parfaitement aléatoire. Mais quels dessins ! ! !
J’eus tôt fait de remarquer aussi que si pour Prince Vaillant, il s’agissait toujours du même dessinateur, il n’en allait pas de même pour Guy L’éclair. L’un d’eux, particulièrement élégant, me plaisait plus que les autres et je cherchais un moyen de le sélectionner à coup sûr, lorsque je feuilletterai les magazines pour choisir mes futurs achats ; je repérais donc naturellement cette fameuse signature.

J’appris par la suite que je lisais, en fait, les planches dominicales de ces séries et que celles d’Alex Raymond dataient des années 30 jusqu’au début des années 40.
Enfant puis adolescent, j’eus l’occasion de lire de d’autres éditions de Flash Gordon, mais aucune n’était aussi belle que celle du « Journal de Mickey ». Certes, des éditions plus luxueuses existaient, mais elles étaient inabordables pour moi. (JPEG)
Ce ne fut que bien plus tard que j’eus l’occasion de lire « dans l’ordre » ces aventures échevelées. Il s’agissait de science-fiction, très peu scientifique qui se déroule sur une exo-planète peuplée de créatures monstrueuses ou merveilleuses co-habitant plus ou moins (plutôt moins d’ailleurs) où un bel américain blond, flanqué d’une belle fiancée et d’un savant (fou naturellement), combat un tyran de type asiatique qui, bien entendu, n’a d’autre idée en tête que d’épouser la pauvre fiancée sans défense, le héros croisant, toujours naturellement, de cruelles reines qui le consommerait sans hésiter, mais lui reste, inébranlablement fidèle à sa douce promise. (JPEG)
Cliché, quand tu nous tiens !
Malgré ce coté un peu daté, ça reste très agréable à lire, même si la lecture à la suite de planches, au départ, hebdomadaires fait qu’il manque de temps mort.
Le dessin évolue au fil des ans, s’apurant de plus en plus et les cases devenant de plus en plus grandes. Ce qui me frappe le plus, outre l’inventivité de l’auteur, dans sa description des peuplades indigènes, c’est la beauté des femmes, toutes différentes et toujours court vêtues.
Saluons la magnifique édition des Editions Soleil qui date de prés de 10 ans. Hélas trop chère comme souvent pour cet éditeur.

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A la même époque, Alex Raymond est aussi l’auteur de 2 autres BD qui figurent parmi les classiques des classiques et dessinées à peu prés à la même époque : Secret Agent X9 et Jungle Jim. Il sera plus tard l’auteur de Rip Kirby (un détective privé) avec un dessin nettement plus léché (pas d’image pour ce dernier, mais vous devez avoir un bon moteur de recherche, alors...)
Le premier d’abord agent secret, puis détective sous le nom de Phil Corrigan, est une BD assez noire dont le premier épisode fut scénarisé par le Grand Dashiell Hammett qui écrivit, entre autres, Le Faucon Maltais !

(JPEG) Le second vit dans la jungle malaisienne et est aussi beau, graphiquement que Flash Gordon.

J’ai parlé au début de l’article de rencontre consciente, car mon premier contact se fit à travers ce personnage, héros d’une série télévisée qui m’avait marqué à l’époque.
Puisque je parle d’adaptation télé-ciné, Flash Gordon eu droit à plusieurs serials et à une adaptation kitchissime au ciné. Lui que George Lucas cite dans ses influences pour la création de Star Wars méritait mieux. Mieux vaut se rabattre sur la parodie semi-pornographique « Flesh Gordon » qui, malgré un manque flagrant de moyens, lui rend un hommage plus respectueux !

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