Nous sommes le , bienvenue ! Derniers dossiers en ligne : En travaux


Dernières chroniques V.F.
Dernières chroniques V.O.

vendredi 2 novembre 2007
par Soyouz

Stardust, le mystère de l’étoile


Après avoir eu droit avec beaucoup de succès à sa version en livre, le célèbre roman illustré de Neil Gaiman et Charles Veiss, sorti en 1997, se voit donc adapté sur le grand écran.

(JPEG) Il y a fort longtemps, en Angleterre, existait un petit village, appelé « Mur ». Son nom venait de la présence d’un mur aux environs de la bourgade, derrière lequel se trouvait, d’après la légende, un monde enchanté et féérique. Personne ne doit le traverser et, pendant des siècles, la seule brèche existante est protégée par un gardien. Evidemment, toute interdiction attise la curiosité et le jeune Dunstan Thorne ne put s’empêcher de passer de l’autre côté. Neuf mois après son retour du royaume de Stormhold, un nourrisson pointa le bout de son nez.

18 ans plus tard, Tristan Thorne, sans connaître son origine « spéciale », décide, pour prouver son amour, de suivre le même chemin que son père afin de récupérer une étoile tombée du ciel. Cependant, elle intéresse aussi des personnes un peu moins romantiques ...

Ne vous attendez pas à une chronique comparative, je ne suis pas connu pour être un grand lecteur de livre sans images et encore moins en anglais. La sortie de la version paninienne étant prévue pour novembre, j’ai préféré ne pas attendre un éventuel non passage en seconde semaine dans les salles de ciné vu le flop que ce film a eu aux Etats-Unis.

Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre, hormis le fait que cela parlait d’une histoire d’amour dans un monde de féérie et on ne peut pas dire que je sois très friand de ce genre de récit. Et le début tomba dans les travers que je déteste (le mec maladroit, qui n’a évidemment aucune connaissance du destin auquel il va avoir droit et qui cherche à gagner l’amour de la plus belle fille du village, qui ne peut s’empêcher de le ridiculiser devant son second prétendant, bien propre sur lui). La construction du film s’annonce donc très classique, et jusqu’à la fin, la suite ne me démontra pas le contraire.

Alors, qu’est-ce qui est intéressant dans ce film ? Les deux acteurs principaux ? Charlie Cox en Tristan et Claire Danes en Yvaine (l’étoile) s’en tirent correctement, mais leurs personnages sont tellement convenus qu’on n’est pas surpris par leur jeu.
La méchante de service ? Eh eh eh, la belle Michelle Pfeiffer (je ne me suis toujours pas remis de son rôle de Catwoman dans Batman Return. Oui, je ne suis qu’un homme) n’en fait pas des tonnes et est très crédible dans son rôle de sorcière perverse. Le maquillage est également très réussi.


(JPEG)
Pfeiffer avant ...


(JPEG)
... Pfeiffer après.

Les méchants de service ? Le ridicule des perfides fils du roi de Stormhold est parfaitement rendu et leurs différentes situations alternent entre leur rôle de vilain et celui de bouffon.
Le copain de service ? Les scènes de Robert De Niro dans la bande annonce sont les raisons qui m’ont décidé à aller voir le film. Il est évident qu’on pourrait croire qu’il en fait des tonnes mais il faut aussi dire que le personnage du Capitaine Shakespeare demande ce genre de jeu. L’acteur montre encore une fois toute l’étendue de son talent et, rien que pour ses scènes, je suis très content de ne pas avoir lu le bouquin auparavant. La surprise fut de taille et les situations cocasses qui suivirent ont fait rire toute la salle. Encore une fois, le second rôle ressortira bien plus que les principaux.

Autre point positif, le producteur-réalisateur-scénariste Matthew Vaughn (Gaiman n’est qu’à la production) ne nous encombre pas la vue avec une multitude de décors féériques ou de personnages typiques des contes fantastiques. D’ailleurs, on passe bien plus de temps en pleine campagne plutôt que dans la ville, le film étant surtout composé de huis clos (à part la scène finale). On est loin des détails visuels d’un Harry Potter par exemple.

Par contre, si je peux continuer dans les comparaisons, la musique de fond très « Pirates des Caraïbes », on aurait pu s’en passer. Elle ne nous casse pas la tête, mais elle n‘est pas toujours très adaptée aux évènements.

(JPEG)
Les premiers rôles et la star.

Au final, malgré son indéniable classicisme dans son histoire, sa construction, ses graphismes, ses premiers rôles, son début, sa fin, on passe un bon moment grâce au second degré que je trouve totalement assumé et à l’humour quasiment continuel. Le rythme est également bien équilibré, car on ne voit pas passer les deux heures, sans qu’on soit assommé par l’accumulation de scènes d’action. Il est aussi évident que De Niro apporte un plus non négligeable et les spectateurs de tous âges présents dans la même salle que moi ne me contrediront pas. Comme quoi, on peut arriver à me faire aimer une histoire d’amour (parce que c’est quand même le thème de départ et qu’il est bien mis en avant jusqu’au bout). Mais je le rappelle encore une fois, je n’ai pas lu le livre et je pense que les fans risquent de ne pas y trouver leur compte (comme d’habitude dans les adaptations).

Envie de discuter à propos de cet article ?
Créez un topic sur notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/

Une erreur ? Un oubli de notre part ?
Pas de soucis : envoyez-nous un mail pour que nous corrigions francecomics@gmail.com

Cet article a été lu par 2546 visiteurs

France-Comics est un site animé par des rédacteurs bénévoles. Vous pouvez prendre contact avec nous via notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/