Nous sommes le , bienvenue ! Derniers dossiers en ligne : En travaux


Dernières chroniques V.F.
Dernières chroniques V.O.

DMZ #05 : La guerre cachée


mardi 7 juillet 2009
L'avis de Kab


(JPEG) DMZ #23-28 : Décade est un taggueur. Cela fait des années qu’il pratique son art. Depuis la guerre, il ne se sent plus l’envie de continuer. Pourtant, à la vue de l’œuvre de sa vie grandeur nature, il comprend qu’il n’a pas tout fait pour rien.
Amina est une adolescente irakienne. Elle a très mal vécu la destruction des tours et la haine qui a suivi. Sa vie fut vite un enfer avec la guerre. Maintenant, c’est encore pire.
Wiston était un petit truand de la triade. Puis la guerre est arrivée et il a eu une vision. Son quartier est indépendant, peu importe qui combat. Petit à petit, il devient le boss.
Kelly Connolly est un reporter comme Matty. Ils se connaissent et sont ensemble quand ils se voient. Mais comment est sa vie depuis son arrivée dans la DMZ ?
Random Fire est un DJ. Ce soir, il va jouer dans une boîte sa vie. Il devra donner le meilleur de lui-même pour sauver tous les clubbeurs.
Soames était un soldat. Durant la guerre, il est passé renégat. Mais comment en est-il venu à garder Central Park ?

DMZ est un tourbillon d’émotions, d’envies, de vies. À travers la guerre, les sentiments sont plus intenses, expressifs. Durant six histoires, Brian Wood emporte le lecteur dans son univers si réel, si proche de nous et parfois si effrayant tant cela pourrait arriver. On explore aussi un peu plus les personnages secondaires créés par Wood : on voit l’ascension de Wiston, la déchéance d’Amina que l’on avait connue Kamikaze, la révélation de Soames, la rébellion de Random Fire et la vie de Connolly, journaliste prête à tout pour ses histoires.
Ces six personnages ont un point commun. Leur amour pour leur ville.

Brian Wood est un excellent scénariste qui arrive à transmettre quelque chose à chaque volume. La densité de ce volume est telle que tout retranscrire ou même décrire s’avère ardu.
Dans le même volume, on voit les efforts faits par Décade pour réaliser l’œuvre de sa vie et, à la fin seulement, il pourra la contempler pour quelques instants ; Amina tombant de mal en pis ; Kelly prenant une photo d’un enfant abandonné et s’en aller, le laissant crever... En fait le mieux est de le lire pour vous rendre compte de la richesse de cette série et encore plus de ses personnages. Pour ceux qui estiment que l’histoire n’avance pas, pensez à lire cette histoire pour les personnages, car ce sont eux l’histoire et ça depuis le premier numéro.

Trois artistes pour ce volume, Riccardo Burchielli, Danijel Zezelj et Nathan Fox. Burchielli continue de me ravir de son trait. Il est maintenant très à l’aise sur la série et c’est un régal.
Zezelj sait instaurer des ambiances, mais son encrage assez présent rend la plupart des visages comme un masque noir.
Nathan Fox est un très bon copieur de Paul Pope. Le trait est similaire, l’ambiance aussi, mais l’ensemble est moins nerveux et fluide que le maître. Pourtant cela reste d’excellente facture.

Si vous n’avez jamais lu DMZ, commencez ici, c’est parfait, et entrez de plain-pied dans une réalité très (trop ?) proche de la nôtre.

Envie de discuter à propos de cet article ?
Créez un topic sur notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/

Une erreur ? Un oubli de notre part ?
Pas de soucis : envoyez-nous un mail pour que nous corrigions francecomics@gmail.com

Cet article a été lu par 1124 visiteurs

France-Comics est un site animé par des rédacteurs bénévoles. Vous pouvez prendre contact avec nous via notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/