Nous sommes le , bienvenue ! Derniers dossiers en ligne : En travaux


Dernières chroniques V.F.
Dernières chroniques V.O.

DMZ #06 : Un jeu sanglant


lundi 15 février 2010
L'avis de Kab


(JPEG) DMZ #29-34 : Ca y est, ça a commencé. Voilà onze jours que les deux camps tentent de normaliser la situation de la DMZ comme si cela était possible. Liberty News appelle Matty pour qu’il couvre les événements de l’intérieur. Il doit être méfiant. La dernière fois, ça avait mal tourné. Lors de la conférence de presse, les deux camps sont tombés d’accord pour établir des élections pour que quelqu’un administre la DMZ, seulement voilà il n’y a que deux choix. Selon Matty, c’est là qu’il est arrivé proposant une troisième option. Lui, c’est Parco Delgado, un mec du nord de la ville qui est une star dans son coin. Bien sûr les états confédérés et les Etats Unis sont contre. Pourtant, Parco débute sa campagne par une explosion de gaz projetant des milliers de tracts dans les rues de la DMZ. Avec un coup comme celui là, ils ne peuvent plus l’ignorer. Matty lui perd de son objectivité par rapport à tout ça. C’est comme s’il voulait plus et il est totalement sous le charme de Delgado. L’arrivée de sa mère a encore aggravé les choses. Il ne me parle plus et je ne le vois presque plus. Il est tant occupé avec la campagne. Puis, on tire sur le candidat de la DMZ, il faut le bien le dire, car il est le seul à être de la ville et à vouloir aider les gens qui y vivent. Lors de cet attentat, tout le monde retient son souffle. On s’attend à de graves conséquences, la fin du cessez le feu et que ça reparte comme avant, pourtant rien ne se passe, c’est comme si on attendait tous. Quand je vois Matty, il me dit que tout va bien se passer. Je vois bien que non. On entend dire que nous étions administrés par quelqu’un, mais qui ? On ne l’a jamais vu ? Pourquoi sommes-nous toujours rationnés ? Qui a voté pour ce type ? Toujours dans les notes, je vois que chacun des deux autres camps essayede tirer la couverture à lui sans même penser à nous qui vivons dans la DMZ.
Le jour des élections arrive, il pleut à torrent, pourtant nous sommes là, présents, la tête basse sous l’eau, mais avec détermination, nous avançons, malgré la peur d’interventions extérieures, d’arrestation et pire, nous sommes sortis car il s’agissait de notre seule chance d’être enfin libre des pressions de deux grands voulant le même jouet.

Comme toujours, DMZ est une série intelligente et bien faîte. Wood parle d’élection et se permet la comparaison entre les deux pays rivaux et les deux courants politiques américains, qui voient toujours d’un très mauvais œil une intervention extérieure, jouée ici par Parco Delgado qui se pose en troisième parti. Le scénariste parle de la force des médias dans ce genre d’exercice et que frapper un grand coup est toujours bon. On y voit aussi les différentes tractations qui peuvent être organisées pour être sûr de voir son camp gagner. La seule chose qu’oublie Brian dans ces épisodes ce sont les autres, ceux qui votent et qui vivent dans la DMZ. Dommage que le scénariste n’y pense que très peu, car ce facteur humain aurait pu être très intéressant et un bon contrepoint aux intrigues politiques.

En organisant des élections dans la DMZ, Brian Wood fait évoluer à grand coup sa série. Avec cet arc, l’aspect politique reprend le dessus sur la vie quotidienne. Le scénariste dépasse maintenant la guerre des débuts et commence la reconstruction qui ne se fera pas sans mal. Son héros évolue beaucoup pendant cette histoire, passant du stade de journaliste extérieure marginal à acteur prenant part au conflit. Notre scénariste décide aussi de développer aussi sa relation avec ses parents, principalement avec sa mère qui fait son apparition pour la première fois. Il n’oublie pas non plus de travailler sur le couple Matty/Zee. Les opinions et choix des deux amoureux vont-ils les séparer ?

Riccardo Burchielli est toujours aux commandes et si d’habitude je n’ai que des éloges pour cet artiste que je trouve excellent, je trouve que dans ces planches, il y a une sorte de relâchement, les personnages sont moins précis, plus changeants, peut-être est-ce un petit coup de fatigue, toujours est-il que si l’artiste demeure quand même bon, je trouve le niveau en baisse.

Mon avis : Comme toujours DMZ est exceptionnel et à posséder impérativement. Ce tome ne fait pas exception, même si ce n’est pas le meilleur.

Envie de discuter à propos de cet article ?
Créez un topic sur notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/

Une erreur ? Un oubli de notre part ?
Pas de soucis : envoyez-nous un mail pour que nous corrigions francecomics@gmail.com

Cet article a été lu par 1172 visiteurs

France-Comics est un site animé par des rédacteurs bénévoles. Vous pouvez prendre contact avec nous via notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/