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lundi 17 janvier 2011
par Soyouz

Megamind


Il n’est plus de doute que les super-héros sont devenus tendance et quelques années après Disney et Pixar, Dreamworks se lance dans le bain mais sans autant de réussite.

(JPEG) Megamind est le mégaméchant de Metro City qui n’a mégapasdechance depuis sa naissance. Tout comme Metro Man, il est le seul rescapé de sa planète mais sa trajectoire sera tout autre que celle du chouchou du public. Vilain et loser, son extraordinaire génie ne fait pas le poids face aux superpouvoirs du super-héros jusqu’au jour où l’impossible se produit : Megamind tue Metro Man. Du jour au lendemain, il tient la ville dans ses mains mais s’ennuyant rapidement, il va se créer un nouveau mégadversaire qui sera finalement pire que lui-même ...

Cette animation part donc dans une direction tout autre que celle prise pour les Indestructibles. Avec le choix de prendre pour personnage principal un méchant, tout comme Shrek à ses débuts, on s’attend forcément à une comédie sur fond d’action. Les auteurs s’appuient donc sur des références aux comic-books (tout le monde identifiera bien le parallèle avec Superman dans la première séquence), les dialogues entre le vilain et sa fidèle nounou, les situations dans lesquelles il se retrouve grâce à sa capacité à tout rater ... Mais ce qui peut surprendre, c’est la romance assez inattendue entre Megamind et la Lois Lane du film, Roxanne Ritchi (double initiale, encore un clin d’œil). Tous ces aspects vont bien se mélanger et donner un ensemble homogène et sans faux rythme.

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Seulement, si on sourit, on ne rit finalement pas beaucoup. Et étrangement, pour un film destiné aux enfants, ce sont surtout les adultes qui comprendront les traits d’humour, des répliques aux références, en passant par les titres rock’n’roll choisis qui ne sont pas vraiment de cette génération (et que les petits Français ne devraient pas bien comprendre). C’est à se demander si les adultes n’auraient pas préférés se faire plaisir avant de penser à leur public.

Le dessin animé a « bénéficié » de la désormais incontournable technologie 3D. J’avoue rester encore sceptique face à cet « apport » bien loin de transformer ma vie cinématographique, surtout que le graphisme moderne ne semble pas vraiment avoir besoin de cela. Si les publicités d’avant film m’ont permis de voir ce que cela changeait, l’effet n’est pas aussi évident pour Megamind, sans réelle profondeur de champ et sans voiture ou rayon laser vous rentrant dedans. Il suffit de regarder le public amorphe pendant le visionnage, le même qui essayait d’attraper des M&M’s virtuels quelques minutes auparavant.

Pour la version française, la production a fait appel entre autres à Kad Merad et à Franck Dubosc. Pour ce dernier, l’attribution du rôle de Metro Man n’est pas étonnante mais on a un peu trop l’impression de le voir au travers du personnage tant il impose son style.

(JPEG)

Ce divertissement est soi-disant accessible aux enfants de 3 ans mais je doute quand même que cela leur plaise pleinement, les traits d’humour et les références n’étant pas forcément accessibles et l’histoire pas tellement adaptée aux jeunes enfants pas très réactifs durant tout le film. Un moment sympathique, sans nous en mettre plein les yeux et pleinla tête et pas vraiment aussi drôle que l’on pourrait l’espérer. Et c’est pour cela que Megamind est une petite déception.

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