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Le Chien des Baskerville


lundi 24 janvier 2011
L'avis de Soyouz


Akileos

The Hound of the Baskervilles

(JPEG) Est-il utile de vous présenter ce célébrissime roman de Sir Arthur Conan Doyle, sorti plusieurs années après la « fausse » mort de Sherlock Holmes dans les chutes de Reichenbach ? Rappelons tout de même pour ceux qui auraient éventuellement oublié.
Sherlock Holmes et le Docteur Watson vont devoir élucider une vieille malédiction familiale évoquant un monstre canin évoluant dans la lande pour sauver Sir Henry de Baskerville, tout juste héritier de Sir Charles, mort dans d’étranges circonstances.

Ian Edginton n’est pas un novice en matière d’adaptation d’œuvres littéraires. Après La Guerre des Mondes d’H.G. Wells, Double assassinat dans la rue Morgue d’Edgar Allan Poe et le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, il entame en 2009 les Sherlock Holmes (4 albums à ce jour avec le même illustrateur) pour l’éditeur anglais SelfMadeHero, un choix qui semble bien se prêter à la bande dessinée. D’autant plus que fort de son expérience, l’auteur sait retrouver l’essence même du livre. La narration, faite sous forme de chapitres, est bien équilibrée. Contrairement à ce qu’on peut voir dans les comic-books issus de film, on ne ressent ni manquement, ni précipitation. Les personnages sont bien caractérisés, on retrouve bien les attitudes et les manières d’Holmes, sa façon de traiter Watson. Ce bon docteur n’est d’ailleurs pas maltraité par l’auteur, surtout que, de par l’histoire, on a bien l’occasion de le voir et de l’étudier.
Le seul bémol que j’aurais, est dans l’atmosphère qui est quand même légèrement différente de celle du livre, moins tendue et moins stressante, sûrement à cause de la présence d’un visuel, qui fera toujours moins travailler l’imagination comme le font les écrits de Conan Doyle.

Et pourtant, I.N.J. Culbard n’est pas un manchot. Très peu de traits (ce que certains trouveraient simpliste mais qui sont au contraire preuve d’une grande maîtrise) lui permettent de définir ses personnages, de leur donner diverses expressions, de les différencier et de retranscrire les décors (assez fidèles à l’idée que je m‘en faisais). De plus, la colorisation tente quand même de mettre le lecteur dans les diverses ambiances de l’histoire.

A noter que la BD est agrémentée d’un petit historique sur la genèse du Chien des Baskerville, à la fois intéressant et instructif.

Avis : cela ne remplacera évidemment pas le livre, mais a au moins le mérite d’être de bonne facture et d’avoir envie de se procurer les titres suivants.

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