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lundi 13 juin 2011
par Soyouz

X-Men : Le commencement


Après un troisième opus mal ficelé et un médiocre « hors série », Wolverine, c’est à Matthew Vaughn, qui s’en était pas mal sorti avec les adaptations de Stardust et Kick Ass, qu’on donna les rênes des mutants Marvel, non pas pour leur destinée mais plutôt pour leur passé. Il n’est donc guère étonnant que le père cinématographique des enfants de l’atome, Bryan Singer, revienne en tant que co-producteur et co-scénariste. Un gage de qualité ?

(JPEG) En 1962, en pleine guerre froide. Charles Xavier, tout nouvellement professeur en génétique, est sollicité par le gouvernement américain pour les aider à appréhender un certain Sebastian Shaw, un homme mystérieux entouré d’individus aux capacités étranges, qui cherche à amplifier le conflit entre les deux blocs pour provoquer une guerre nucléaire.
Xavier va s’associer à un autre mutant qui a un passé commun avec Shaw, Erik Lehnsherr, pour recruter des semblables afin de lutter contre cette menace.

Les lecteurs de comic-books ont l’habitude lire des histoires qui remontent aux origines des équipes et/ou personnages après plusieurs épisodes situés dans le présent. La tendance actuelle est surtout de revisiter ces premiers moments ou de les mettre aux goûts du jour (parfois de manière intempestive, notamment pour Superman). Pour le cinéma, c’est plus simple puisque tout reste à créer, tout en ayant la chance de pouvoir s’appuyer sur un vaste matériel et d’avoir dans l’équipe celui qui a lancé le franchise. Et l’un des choix qui a fait la réussite (autant le dire de suite) de ce film, c’est de ne pas créer une surabondance de mutants tout au long du film (si on prend bien en compte le fait qu’on a une opposition entre deux équipes, et qu’il y en aura forcément qui seront sacrifiés pour des apports dramatiques), sans utilité pour le scénario et ne servant que de clins d’œil pour ne même pas satisfaire les fans (et en plus, ils sont souvent complètement ratés, comme on a pu le voir dans l’Affrontement final ou Wolverine). Les clins d’œil sont ici plus subtils et sont même au service du scénario (le caméo de Hugh Jackman, les jeunes mutants visibles lors de la première utilisation de Cerebro - scène que j’aimerais bien revoir au ralenti).

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Dès les premières minutes, on sent que les auteurs et le réalisateur ont réellement voulu respecter ce qui a été fait précédemment. La reprise de la scène des camps de concentration avec en fond la musique créée par le regretté Michael Kamen pour X-Men 1 en est la meilleure preuve et situer l’action en 1962 permet justement d’être raccord avec l’âge des personnages en 2000 (en prenant même le soin d’apporter des explications scientifiques pour Mystique). Évidemment, comme dans toute adaptation, et encore plus quand on essaie de créer une chronologie viable, il a fallu faire des choix par rapport au matériau originel et ceux-ci ont été assez judicieux, piochant dans les divers époques de la série pour créer les deux factions et en les adaptant (et mieux que l’original par moment comme Azazel qui est exploité juste comme il le fallait) pour donner de la cohérence à l’intrigue (ainsi que celles des films précédents). Notamment en faisant de Shaw la Némésis de Lehnsher, ce qui provoquera la rencontre entre les deux futurs leaders, leur amitié et enfin leur opposition.

Il y a aussi une forme d’hommage, non larmoyant, et de respect du travail de Lee et Kirby. En inscrivant l’histoire dans un contexte réaliste via la guerre froide et la crise des missiles à Cuba, les auteurs sont clairement dans l’esprit des créatifs de Marvel de l’époque. Quand au design des costumes jaunes, même s’ils sont plus réalistes que ceux créés par Jack Kirby, Vaughn et les costumiers prouvent bien qu’on peut faire du super-héros divertissant et pas ridicule sans avoir besoin de porter des costumes sombres (surtout dans les années 60). Et le petit plus de fin, c’est le générique qui utilise des symboliques désuètes de la génétique et on pourrait lister encore tout un tas de références.

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Un bon scénario bien rythmé (on ne voit pas passer les deux heures, entre les moments sérieux, drôles et les phases d’action) ne suffit pas à la réussite d’un film, il faut aussi des acteurs solides bien dirigés. Pas besoin de les lister, chacun assure parfaitement son rôle, qu’il soit premier ou second ou de la chair à canon. D’autant plus que l’on s’attend, de par notre connaissance des personnages à des réactions de la part de certains et l’on n’est pas déçu. Les dialogues sont également bien pensés, Charles dans son discours pacifique est loin d’être naïf ou candide et le combat philosophique avec « son ami » Erik n’en est que plus intéressant.

Si j’avais des bémols à exprimer, ce serait à propos du maquillage d’Hank McCoy dont il est dommage qu’il est ait été si peu fignolé et quelques scènes d’action qui font un peu carton-pâte mais rien d’aussi flagrant que ce qu’on peut voir dans certains blockbusters qui n’ont que cela à montrer. Surtout que les visuels des pouvoirs sont plutôt réussis. En fait, X-Men : Le commencement est peut être le film que les fans attendaient. Mais peut être avait-il aussi besoin des précédents pour être développé de cette manière et ainsi plaire au plus grand nombre.

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