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lundi 22 août 2011
par Soyouz

Green Lantern


A l’instar de Marvel, DC étend ses franchises adaptées pour les salles obscures et après le chevalier noir et l’homme d’acier, c’est au tour du policier intergalactique de se voir réaliser en live après plusieurs versions animées plutôt réussies. Voyons comment s’est passée cette transition.

(JPEG) Le réalisateur a eu la bonne idée de débuter par une petite présentation explicative sur le Corps des Green Lantern, les Gardiens et même Parallax. A partir de là, plus de surprises, l’intrigue étant déjà dorénavant lancée. On se retrouve donc avec Abin Sur, l’extraterrestre responsable de l’emprisonnement de Parallax. Mortellement blessé par son ennemi après que celui-ci se soit évadé, il s’écrase sur Terre où l’anneau y trouve son successeur : le pilote de chasse terrien Hal Jordan.

Pour ce qui est du respect de la série, il n’y a pas grand-chose à redire surtout avec tous les bouleversements qu’il y a eu chez DC et les multiples origines revisitées depuis la création du Green Lantern de l’Age d’Argent. On voit bien que les auteurs piochent dans l’essence originelle des personnages mais aussi de ce qu’ont pu apporter (ou renouveler) les scénaristes marquants du héros comme thématiques. Il y a beaucoup de points communs avec le récent arc Secret Origin de Geoff Johns (sans bien évidemment tout ce qui est lié à sa saga des couleurs), qui n’est déjà qu’une adaptation pour ses besoins car largement inspiré du travail de John Broome et Gil Kane. Néanmoins, cela permet d’offrir un cadre et le matériel nécessaire pour ce premier film.

Par contre, malgré les explications du début, on retrouve un défaut classique d’un numéro un, à savoir que c’est un peu long à démarrer, puisqu’il faut le temps de présenter le personnage principal et ses caractéristiques morales (avec évidemment une cicatrice du passé). Notre chance est qu’il n’a pas été vraiment nécessaire de le faire pour les vilains et les personnages secondaires, mais entre cela, la formation de ce nouveau Green Lantern (les scènes de découverte des pouvoirs à la Spider-Man 1 est désormais un passage obligé) et les scènes « relationnelles » (peut être trop présentes et se répétant un peu trop), il y a peu de place pour l’action. De plus, je trouve que les scènes dédiées manquent d’impact, notamment parce que l’ennemi n’est pas charismatique. Hammond n’est que le sous-fifre d’un maître qui est un cousin du Galactus du Quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent, sans âme et sans intérêt.

(JPEG)

Comme beaucoup de lecteurs, on attend toujours avec une petite impatience de voir ce que cela peut donner en live. J’avoue que les costumes fluorescents qui luisent comme Kit dans K2000 m’ont paru un peu trop kitsch (et pourtant, j’en lis des comic-books de super-héros en slips) et j’ai peur que le public lambda tourne en ridicule tout le folklore autour des Lanterns et des Gardiens, les choix graphiques des décors dans galactiques étant parfois un peu too much. Et pourtant, les effets spéciaux (et maquillages) utilisés pour les personnages (Kilowog, Tomar-Re et Sinestro) sont très bien faits, tout comme ceux utilisés pour les pouvoirs des Green Lantern.

La caractérisation des personnages est certes bien faite. On reconnaît bien Jordan, Sinestro, Carol Fenris, ... mais le jeu des acteurs « humains » et les scènes émotionnelles rendent tout cela naïf, gentillet. La volonté de rendre le film tout public fait qu’il en devient légèrement enfantin et cucul. La faute à un ensemble, du jeu à la réalisation de Martin Campbell. Il n’y a pas d’acteurs qui crèvent réellement l’écran.

A l’instar de Thor, c’est peut être la suite (si elle existe) qui va être intéressante, la scénette dorénavant de rigueur et attendue par les indices la préparant, semble plus enthousiasmante et palpitante que ce film. En espérant également que le Corps soit un peu plus exploité sans servir essentiellement de simple faire-valoir pour Jordan (et pourtant, la campagne publicitaire nous en avait montré des extra-terrestres).

(JPEG)

Ce film est entre deux eaux. On ne s’ennuie pas mais on ne jubile pas. Il a l’avantage d’être réellement pour tout public (alors que je me posais la question pour Iron-Man ou Batman) mais il manque de profondeur, de densité, de personnalité et d’intensité. Messieurs les réalisateurs, c’est bien de nous divertir mais il faut nous faire rêver. Sinon, on ne va pas trouver d’intérêt à aller voir ses adaptations de cinéma (avec une 3D encore une fois inutile).

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