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jeudi 1er mars 2012
par Soyouz

Edito 2012-03 : de dédicaces en casse-bonbons !


Lors de l’une des conférences auxquelles a participé Art Spiegelman lors du dernier festival d’Angoulême, j’ai eu l’occasion de voir une scène assez hallucinante. Une fois la rencontre terminée, quelques personnes (deux ou trois de mémoire) issues d’un public bien présent se sont dirigées vers l’auteur, en train de mettre tranquillement son manteau, avec leur Maus pour se le faire dédicacer. Mais Spiegelman n’était pas là pour cela, des vraies séances avaient été organisées pendant ce long week-end. On peut donc comprendre qu’il refuse poliment. Mais devant l’insistance de certains, il dut monter le ton et on a bien senti l’Américain agacé. Il a même fallu que les organisateurs s’en mêlent.

J’avoue que cela m’a laissé perplexe. Deux jours avant, j’avais été un peu déçu que Loisel et Tripp ne fasse que laisser un texte et une signature, mais après tout et avec du recul, que me doivent-ils ? Rien ne m’oblige à acheter leurs albums. Et ici, la réaction du fan (qui vient du mot anglais fanatic, ne l’oublions pas) m’a paru complètement disproportionnée. Les dessinateurs, les auteurs et toute personne ayant un métier lié à un art sont des Hommes comme les autres. Nous avons la chance en France d’avoir des séances de dédicaces gratuites (il faut payer aux États-Unis) et il est fort possible que ce genre d’exactions ne nuise à ce « privilège » (tout comme les spécialistes des dédicaces qui les revendent sur la toile). Et ne pas se jeter sur ces artistes à la moindre occasion n’est tout simplement qu’une question de respect et de politesse. La vie à Angoulême n’est pas comme la fin d’un match de tennis à Roland Garros où l’on voit tous les fans aller à la rencontre des joueurs pour avoir une signature ! Au contraire, ce que je trouve intéressant et qui fait partie du charme de ce festival, c’est de pouvoir les croiser dans les rues, les restaurants ou dans les expositions. S’il faudra leur prévoir à l’avenir des protocoles de sécurité, le billet ne sera plus au même prix !

Vous pouvez me dire que c’est facile de jouer au donneur de leçon. Moi-même, sans forcément courir les dédicaces, je ne crache pas dessus. Mais jamais dans la rue. Et puis j’ai eu la chance d’être éduqué par de bons organisateurs, qui, dorénavant, ont tous mis en place des chartes de dédicaces (pour les têtes en l’air). Et enfin, lisez 50 reasons to stop sketching at conventions de l’excellent Stuart Immonen, idéal pour prendre du recul et comprendre le point de vue des auteurs.

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