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mercredi 1er août 2012
par Soyouz

The Amazing Spider-Man


10 ans après le 1er film de Sam Raimi, Sony relance la franchise avec un nouveau réalisateur, un nouvel acteur principal et un nouveau postulat. Un nouveau succès ?

(JPEG) Vous connaissez l’histoire : Peter Parker, orphelin, élevé par son oncle et sa tante, introverti et petit génie, mal à l’aise avec les filles, se retrouve piqué par une araignée (modifiée suite à expérience) et en obtient certaines de ses caractéristiques. La mort violente de son oncle Ben suite à une négligence de sa part va l’amener à embrasser la carrière de justicier et d’affronter le terrible Lézard, résultat d’une expérience précipitée et ratée du docteur Connors ...

Avec ce pitch rapide, même s’il y a des adaptations tout à fait normales quand on repart à zéro avec une franchise (il faut bien que chacun pose sa marque), on pourrait se dire que l’hapax existentiel du héros est respecté. Mais en zoomant un peu (oh, sans aller trop loin), ce n’est pas tout à fait le cas, la faute à quelques détails, mais qui ont leur importance.
L’univers familial de ce Peter Parker ressemble déjà plus à sa version Ultimate, ce qui en soit n’a rien de gênant. Sauf que dans l’histoire qui nous intéresse, c’est un « fils de », pas un élève lambda. Et c’est le passé de sa famille et sa volonté de le découvrir qui va l’amener à se faire piquer par une araignée, à forcer sa rencontre avec Connors et à corriger la formule qui amènera le docteur à devenir le Lézard. On ne va pas tous les lister mais d’autres points vont dans le sens où le destin est déjà prédéterminé pour Peter et que tout tourne autour d’Oscorp.

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Néanmoins, l’histoire des parents, même si elle est complètement zappée dans la seconde partie du film, apporte une intrigue intéressante pour le prochain film. Et oui, seulement pour le prochain, car en 2h15, le réalisateur s’est plus intéressé aux mièvreries adolescentes (beaucoup, beaucoup trop présentes si bien que cela en devient lourd et ennuyant tellement cela se répète et est prévisible) et n’a pas encore eu le temps de nous montrer que Spider-Man « a de grands pouvoirs, et donc de grandes responsabilités », car ses (ré)actions sont surtout motivées par ses erreurs, et pas encore par l’altruisme qui devrait faire de lui un héros.
Et donc, le temps se passe, et on attend que le héros se montre enfin. 50 minutes pour qu’il commence à jouer avec sa toile (qu’il n’a pas inventée), et 1h10 pour le voir affronter le vilain. J’ai en fait l’impression de voir un film pour ado avec un léger emballage super-héroïque, tristounet de surcroit. Car, hormis quelques blagues lancées dans l’action et surtout le caméo de Stan Lee, assurément la scène la plus drôle du film, cet opus est l’anti-thèse d’Avengers.

Et pourtant, Andrew Garfield sourit à plusieurs reprises, mais c’est plus le sourire bête, légèrement niais et gêné du jeune en admiration devant sa bonde, mais rien n’y fait, et le film, sans être ennuyant (car paradoxalement, le réalisateur Marc Webb s’en sort plutôt bien puisque les plus de 2h00 passent), manque bien d’énergie et d’enthousiasme. Finalement, ce sont tante May (Sally Field) et oncle Ben (Martin Sheen) qui paraissent les plus crédibles (ou plus fidèles, comme vous le souhaitez) dans leur rôle, Gwen Stacy (Emma Stone) devenant adaptée pour coller au scénario et que le monde de Parker soit encore plus petit, la part « science » prenant majoritairement la place en dépit du reste (quid des autres amis ou même du Daily Bugle et du célèbre J.J. Jameson, etc ...). On a bien la NYPD et sa méfiance envers le justicier, mais encore une fois, on tourne en rond puisque le principal contact n’est autre que le père de sa petite amie. Même si un film ne peut pas tout contenir, certains points font partie de l’essence du personnage, et à l’instar du premier arc d’Ultimate Spider-Man de Brian Michael Bendis comparativement au premier épisode de Lee et Ditko, on a en fait l’impression que ces origines durent encore plus longtemps que dans le film précédent.

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Et le vilain, me direz-vous ? Et bien, comme pour le reste, il s’avère que le Docteur Connors (Rhys Ifans) est le patron de Gwen et l’ancien partenaire de recherche de son père. Quand je vous diais que le monde était plus petit qu’on ne pouvait le penser.
Quant à son avatar, plus que des effets spéciaux ratés, je pencherais plus pour un design mal choisi, la tête se voulant sûrement un mélange entre l’humain et le reptile, puisque les mouvements de ce personnage sont plutôt réussis et que dans l’ensemble, les scènes de combats (malheureusement peu présentes) sont assez fluides. Tout comme les balades de Spidey en costume (quand il n’enlève pas à tort et à travers son masque. Dans un film qui va dans le sens du modernisme du personnage, je suis surpris qu’il en oublie les nombreuses caméras qui trainent çà et là dans New York, et d’autant plus dans une école), où le réalisateur fait dans la caméra embarquée. Dommage qu’il le fasse si peu d’ailleurs.

Un dernier point concernant la VF. Aujourd’hui, sans faire partie de notre quotidien, l’anglais est quand même assez présent et l’utilisation des mots dans la langue de Shakespeare, sans évoquer le fait que beaucoup plus de personnes regardes des séries en VOST, est mieux maîtrisé. Mais quand on dit « Peter Parker » avec un bel accent (comme la plupart des autres mots en anglais), le « spidairemane » fait vraiment mal aux oreilles. On peut être nostalgique des années 70-80, mais on peut aussi être cohérent.

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Le film n’est pas raté. Je dirais qu’il est sans saveur et que le côté super-héros passe bien après les amourettes adolescentes. Est-ce le style du moment, avec la pléthore de films et séries mélangeant la SF et la romance cucul ? On y reviendra quand même, parce que c’est Spider-Man, que la fin intrigue et qu’on aimerait tout de même en savoir plus sur les parents Parker.

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