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samedi 30 août 2003
par Stefff56

Interview de J.F. Porcherot, d’A. Nikolavitch, et d’A. Briclot sur Spawn : Simonie


Intro : À l’occasion de la sortie dans vos kiosques du Spawn #72 avec la seconde partie de Spawn : Simonie, nous avons rencontré l’équipe créative à laquelle nous avons pu poser quelques questions. Jean-François "Jeff" PORCHEROT est le responsable d’édition du titre Spawn et a amené le plot de Spawn : Simonie. Alex "Niko" NIKOLAVITCH est l’heureux scénariste qui en a développé et écrit la trame et les dialogues. Aleksi BRICLOT est le dessinateur qui a dû mettre en image toutes ces belles paroles. La parole est aux artistes ... et merci à eux de s’être prêté au jeu !


-  Comment qualifieriez-vous la patte française, la "french touch" ?

NIKO : Des techniques narratives plus portées à l’introspection, moins au baston (quoiqu’on ait mis du baston dans le #2). Enfin, je dis ça, mais j’ai appris la narration dans Frank Miller....

ALEKSI : "Dans Frank Miller" ? Je ne savais pas que tu avais eu des rapports aussi intimes avec lui... :p Moi, j’ajouterais le French kiss, imparable...

JEFF : Ça commence bien....

ALEKSI : Plus sérieusement, tout comme Niko, je dois être à la croisée des chemins entre culture "franco-belge" et comics. J’essaie de travailler le rythme comic qui me plaît beaucoup ( découpage et design de page ), en évitant les écueils des splash pages et planches pin-ups sans décors qui ne sont pas toujours pour moi réussies et perturbent parfois la lecture ... D’où un travail peut-être plus poussé sur les décors justement, par rapport à un comic moyen, pour situer un peu plus l’action. Mais en disant ça, je me rends compte que tous les comics intéressants qui cartonnent fonctionnent de la sorte (de Ultimates à Daredevil).

Concernant la French touch, je ne saurais développer plus, ça doit être la somme de nombreuses influences et références...

JEFF : Je dirais que, pour Semic, l’idée était de rapprocher ce comic d’une conception plus européenne de la bande dessinée. Mais le format deux fois vingt deux pages ne facilite pas la démarche. Il aurait fallu le concevoir comme un "one shot" de quarante quatre pages, ce qui ne convenait pas forcément à la publication dans d’autres pays.

S’éloigner des poncifs de narration du comic - style redite des origines du personnage dans chaque numéro - était aussi un des objectifs. C’est ce qui a pu désorienter certains lecteurs de comics dans la première partie de Spawn : Simonie ...

-  Quel a été l’accueil des éditeurs américains ?

NIKO : Pour ce que j’en ai vu, cool et enthousiaste.

ALEKSI : Peut-être même un peu plus que ça vu certains retours extrêmement chauds ( demandes de pré-commandes, kantesqueçasortauzétazunis ? )

Sur le site Spawn.com entre autres, on a eu droit, pendant les événements politiques internationaux récents, à certains retours anti-français qui se sont vite tassés et mués en feed-back plus qu’enthousiastes. Bref à l’heure actuelle notre projet est plutôt attendu là-bas et ça c’est plus que plaisant.

JEFF : Aleksi a répondu à la question du lectorat américain. Pour ce qui est de Todd McFarlane Productions, nous avons eu quelques suggestions graphiques qui portaient sur la lisibilité du découpage dans certaines pages. Aleksi serait plus précis que moi sur le sujet. Mais à part ça, les pages de roughs ou les couvertures sont apparues régulièrement sur le site Spawn.com, avec des retours positifs des lecteurs américains, qui attendent la publication en langue anglaise. Pour les autres éditeurs américains, citons Top Cow qui s’est vu conforter dans son choix de nous permettre d’utiliser Witchblade dans notre prochaine production "French Touch".

-  Pourquoi ces quelques clins d’oeil dans le premier épisode ?

NIKO : Pour la déconne, c’te question ! Non, en fait c’était sémiotique : une référence à Besson, genre nous aussi on conquiert l’Amérique, et un Sarko parce que voilà, dans une série d’horreur, il faut des trucs horrifiants.

JEFF : D’ailleurs c’est marrant, car ces clins d’oeil qui sont monnaie courante dans les adaptations US, comme Midnight Nation, Authority ou encore Rising Stars, ont été pris par certains comme un truc lourdingue. Comme le souligne Niko, il s’agissait d’en rire, pas de s’en offusquer. Aleksi en a glissé aussi quelques-uns du point de vue graphique, et on n’a pas eu de remous.

ALEKSI : Moi, je colle au maximum au scénario qu’on me donne et j’essaie de le servir au mieux. Si je ne suis pas trop en retard et si on s’y prend en amont, je donne mon avis sur certains points en faisant des suggestions. Mais je pense que le scénariste devrait effectivement diminuer sa consommation de certaines drogues ... Et encore il n’a pas placé ses délires de Télétubbies...

JEFF : Il n’y a pas que lui qui devrait diminuer sa consommation.

NIKO : Ouais, mais les télétubbies fin beurrés, c’est de l’art conceptuel. Mais ça nous éloigne de notre sujet.

-  Quelles sont vos méthodes de travail sur le scénario et le dessin ?

NIKO : Sur le scénario, on a commencé par des séances de brainstorming où j’ai pris des notes, et puis j’ai tout organisé chez moi, en gérant la progression de l’information et en ajustant les personnages et l’intrigue.

Le problème majeur, c’était de n’avoir que quarante quatre pages...

JEFF : Oui, je le rappelle, ce n’est pas quarante quatre pages, c’est deux fois vingt deux. Ce qui change beaucoup d’éléments de narration, comme la nécessité d’un cliffhanger en page 22 de la première partie etc ... C’est vrai que l’histoire de départ était beaucoup plus riche et qu’il a fallu sélectionner et réadapter, d’où l’apport essentiel de Niko. Disons qu’il y aurait de quoi faire un "Untold tales of Simony". Après cette première sélection et quelques séances de brainstorming avec Aleksi (de préférence pas le matin), une trame s’est dégagée naturellement, qui a été affinée dès réception des premiers visuels d’Aleksi.

ALEKSI : Il y aura un aperçu du processus en bonus dans le Spawn # 72, l’envers du décor. Je reçois le découpage écrit de Niko, avec les dialogues, le calibrage du nombre de vignettes par page et la description des scènes. Généralement, je fais une première passe dans les transports en commun, des gribouillis informes qui vont me servir pour le design de page...

Je remonte ça sur ma bécane en redessinant les vignettes au préalable. Je travaille sur les vignettes à la louche et je réalise une mise en couleur très sommaire ... Ca permet de suite d’avoir les ambiances (que je gère par rapport à la globalité des deux épisodes, en dissociant chaque espace et en lui donnant une ambiance colorée spécifique). On a alors 22 pages brouillons en couleurs qui permettent de se rendre compte du rythme. Alexis réalise par dessus ces pages un lettrage sommaire et on a alors un embryon de comic déjà lisible. Avec ça dans la poche, on se refait un brainstorming avec Jean-François et Thierry Mornet chez Semic.

Et là, on note tout ce qui ne va pas et ce que l’on va modifier : dialogues, design de pages, cadrages, structures à modifier....

Là-dessus arrive le plus dur pour moi, je rentre chez moi, je ne sors plus pendant 3 semaines et je tombe les crayonnés, l’encrage et la couleur seul en envoyant des visuels par mail au fur et à mesure au reste de l’équipe.

-  Comment vous est venue l’idée de base ?

NIKO : c’est pas moi c’est Jeff.

ALEKSI : c’est pas moi c’est Jeff. Tout est de sa faute.

JEFF : OK, je vois, vous ne voulez pas être responsables de cela, hein ?

Niko : Non. (rires)

JEFF : Blague à part, cette idée repose sur l’association de deux éléments différents. Tout d’abord un mythe de la religion chrétienne avec la fameuse tunique rouge que se sont partagés au jeu de dés les soldats romains au pied de la croix du Christ, puis le mot Simonie, qui définit les trafics de biens, charges ecclésiastiques etc...

Niko : Pour me mettre dans l’ambiance, je me suis même revu ce vieux peplum ringard (et involontairement très drôle) qu’était La Tunique.

JEFF :Todd avait déjà évoqué l’origine du costume de Spawn, et Alan Moore dans "Spawn Bloodfeud" avait bien posé le principe d’une sorte de symbiote infernal. Je suis parti du principe qu’à un moment donné l’Enfer a dû "upgrader" ses forces face à des armées célestes plus performantes. Pour cela, l’Enfer a récupéré des lambeaux dispersés de la Tunique - qui était comme chacun le sait, destinée à protéger le Christ et qui n’avait de tissu que l’aspect - pour détourner ses propriétés afin de les mettre au service du Mal, en équipant certains HellSpawns. En dupliquant ces lambeaux devenus des armes, l’Enfer a retrouvé une sorte d’équilibre de la terreur.

Toutefois, les Spawn "à cape rouge" ont une fâcheuse tendance à se rebeller, caractéristique qui semble lier à l’origine céleste du matériau de leur cape. Cela expliquerait en partie l’attitude d’Al Simmons. Mais ça, c’est une autre histoire...

Pour en revenir au French Spawn, l’idée était double. D’une part, un gouvernement souhaitait s’équiper comme les autres de super soldats - ça c’est un rajout de l’ami NIKO - et rentabiliser le projet en vendant sa technologie basée sur la duplication du morceau de tunique/symbiote en leur possession ... D’autre part, Cogliostro, impliqué à l’époque dans l’affaire de la Tunique, qui veut récupérer tous les morceaux et les restituer aux forces célestes, afin d’obtenir la rédemption après laquelle il court depuis l’aube de l’humanité. Enfin là, je résume ... On vous le mettra peut être en image ...

-  Une fois le 1er épisode terminé, si les bases sont posées, on a le sentiment que l’histoire n’a pas véritablement débutée. Ne craigniez-vous pas un manque ou un déséquilibre de rythme général ?

NIKO : On est déjà au coeur de l’histoire. Sauf que dans les comics de super-héros, l’histoire ne commence vraiment que lorsque le héros en costume commence à distribuer des coups de latte. Alors qu’ici, non. C’est peut-être ça, la "French Touch".

JEFF : C’est effectivement un des éléments.

ALEKSI : On a construit les deux segments avec la volonté de se rapprocher du format franco-belge de quarante quatre ou quarante huit pages donc avec une vue plus globale de l’histoire ... Personnellement j’aime bien le fait d’avoir une exposition lente et la tension qui va monter en crescendo. Certains lecteurs ont fait la remarque, je pense qu’ils vont être plus séduits par le second épisode où ça charcle vraiment plus.

-  Pourquoi n’avez-vous pas plus utilisé l’Histoire française si riche ?

NIKO : Parce qu’on n’avait que quarante quatre pages. J’en aurais eu 440, j’aurais fait "From Hell", mais avec Landru, contre Spawn et Sarko, avec un côté Templiers/Pendule de Foucault (côté Templiers/Pendule de Foucault que je n’ai fait qu’effleurer dans Simonie).

JEFF : Nous avons utilisé un extrait de l’Histoire de l’humanité, qui fait partie d’un patrimoine culturel commun avec les USA et de nombreux pays. La religion est un élément très important dans Spawn, pour ne pas dire dans le comic américain en général. L’objectif a toujours été de rendre la série lisible et publiable là-bas. Les éléments culturels français sont présents dans la justesse des décors d’ Aleksi, qui a vraiment typé les sites parisiens où se déroulent l’action. Mais rien n’interdit dans l’avenir d’utiliser des périodes de l’Histoire de France en les réinterprétant dans le cadre de la malédiction de Spawn...

NIKO : Et en le faisant d’une façon historiquement cohérente, pas comme dans le Spawn Dark Ages où les vikings sévissaient après les croisades ...

JEFF : À noter que le crossover Witchblade/Sibilla, dessiné par Stéphane Roux et scénarisé par JM Lofficier, reprend un personnage important de la culture française : Jeanne d’Arc. Alors heureux ?

ALEKSI : L’écueil à éviter c’est de faire trop chauvin. Il y avait des pistes à exploiter mais sans trop en abuser pour rester fidèle et servir le concept original de Spawn sans s’égarer. Ça peut être délicat de ramener certains éléments de la culture américaine par chez nous. Un Spider-Man sorti de New-York et amené à Paris, pour les voltiges entre les immeubles, ça n’a plus le même caractère. Pour des raisons similaires, Spawn c’est délicat. Et effectivement, pour les quarante quatre premières pages, la marge de manoeuvre est toujours limitée, exposition oblige.

-  En quoi le personnage de Spawn est-il si différent des autres ? Pourquoi à votre avis rencontre-t-il autant de succès ?

NIKO : Parce qu’il est tragique. C’est un retour à certaines sources : Spawn, c’est le Surfer d’Argent, mais en Goth.

JEFF : Qu’est-ce que je peux rajouter à ça ...

ALEKSI : C’est à l’origine un anti-héros, qui oscille entre le bien et le mal de façon incertaine, il suffit de voir sa touche. Il s’est mué avec le temps en un croque-mitaine urbain qui pour ma part, côté potentiel, m’intéresse beaucoup.

-  Si vous aviez pu choisir un autre personnage de bd américaine, lequel auriez-vous choisi ?

NIKO : Il y en a trop. Il y a pas mal de persos que j’aimerais écrire. Mais certains me font peur aussi : il y a eu tellement de trucs géniaux faits sur Daredevil, que si on me le refilait, je serais bien embêté.

ALEKSI : Sur Daredevil, si on me le refilait, je serais bien embêté de suivre les pas d’Alex Maleev mais j’adorerais aussi. Quant aux X-men, incontournables, qui m’ont amené à dessiner. Oui sûr, mon rêve serait de travailler dessus un jour.

Moi perso, y a un paquet de personnages qui m’intéresseraient. Il suffit juste d’avoir une très bonne intrigue et un traitement original. Là je pense à ce qu’ont fait Paul Jenkins et Jae Lee avec un truc "has-been" comme "Inhumans". Wolverine en solo, Hulk avec un traitement vraiment adulte, Batman, pourquoi pas d’autres délires occasionnels sur les Cosmocats ... Y a un paquet de trucs qui peuvent se révéler intéressants.

Par contre avec Superman, ce serait vraiment un défi et j’aurais du mal. Trop lisse, trop propre, trop boy scout..De la même façon qu’avec un truc comme les League of Justice machin-chose, avec autant de personnages aux designs ridicules ... Là le truc ce serait de faire ce que Millar et Hitch ont fait avec Utlimates : un relookage total et un traitement super intelligent...

JEFF : Je crois que Darkness m’aurait bien plu. D’ailleurs...

Niko : Pareil. Darkness, c’est un peu comme Spawn : personne n’est vraiment allé au fond des possibilités du personnage ...

-  Le style de Briclot a beaucoup évolué sur Simonie par rapport à ses anciens travaux. On remarque pas mal d’effets de coloristaion, d’incrustation faisant penser à Mack ou McKean. Était-ce voulu ? Quel effet recherchez-vous ?

JEFF : Pour ma part, je n’ai pas été surpris par le travail d’Aleksi. Nous sommes toujours en contact. Ce qui m’a surpris, c’est qu’un illustrateur soit capable de s’adapter aussi vite à la bande dessinée de manière aussi performante.

ALEKSI : Euh... Ça dépend de ce que tu prends en références comme anciens travaux. Si tu parles d’un vieux comic qui a été réalisé dans le speed total, ce n’est absolument pas représentatif, même à l’époque ... Pour les gens qui connaissent ma palette, à travers tous mes boulots d’illustration ( couvertures de livres, Jeux de rôles, Jeux vidéos), ça ne doit pas être une grande surprise je pense ( certains ont même été déçus que je n’aille pas plus loin ) ... J’ai peut-être été même timide sur le projet, le temps de se l’approprier et peur de dérouter les lecteurs habituels de Spawn. J’ai mon site où tu trouveras d’autres boulots et tu verras que c’est dans la logique de ma production générale : http://www.aneyeoni.com/

JEFF : C’est qu’il nous ferait une crise de timidité là.

-  L’apparition de Sarkozy : c’était plutôt osé. Avez-vous eu des remarques spéciales à ce sujet ? du Ministère de l’interieur ? Et pourquoi ce personnage politique précisément ?

NIKO : Ça a fait rire tout le monde, ce qui était le but. Mais c’est parce que j’aime bien Sarkozy : c’est un beau méchant, du calibre d’un Fatalis, si on le laisse aller jusqu’au bout....

JEFF : Joker...Comme dans Batman.

ALEKSI : Alexis a posé un ultimatum : c’était ça ou les télétubbies ... On a fait au mieux...

-  Quelles sont les questions les plus intéressantes / les plus idiotes qu’on vous ait posées après la parution du premier épisode ?

NIKO : "ça sortira en Amérique, en vrai ?"

ALEKSI : "Ah oui on m’a dit que tu bossais sur un fanzine..." ( c’était une copine pas très au courant :)

JEFF : Pour ma part aucune question idiote, beaucoup de questions intéressantes sur l’avenir d’une série possible, d’une extension du principe à d’autres persos US, ce qui est chose faite aujourd’hui. En effet, les lecteurs pourront découvrir dans le Top Cow #10 de novembre 2003, un crossover Witchblade / Phénix . Un personnage US et un personnage français du Semicverse, ce qui est encore un pas en avant, à mon sens.

-  Pouvez vous nous donner quelques idées délirantes qui ont pu surgir du brainstorming autour de cet épisode de Spawn et que vous n’avez pas retenues ?

NIKO : Le problème, c’est qu’on ne les a pas retenues. Il y avait des idées de narration via vitraux et manuscrits, qu’on n’a pas eu la place de faire...

ALEKSI : Voire plus haut mes références aux délires de Niko :)

On a voulu faire la mort de Spawn pour créer l’événement, comme Superman et Batman mais on s’est vite rappelé qu’il était déjà mort ...

Egalement pour faire couleur locale, on avait pensé représenter tous les persos avec une baguette de pain sous le bras et un bérêt mais c’était un peu too much... On a évoqué aussi des délires sur la butte Montmartre avec un passage dans une fête foraine et un petit train de l’horreur mais ça faisait trop opportuniste après Amélie Poulain ... Moi ça m’aurait plu un passage "gore circus" outrancier :)

Ah sinon, une armée de Nécrocops sur une splash page face à Spawn mais là on avait pas le budget effets spéciaux ... Comme on traite directement avec ILM, la note était salée ... Mais si Simonie a du succès, ce sera peut-être pour les prochains épisodes :)

NIKO : oui, et pour le duel avec Sarkozy, l’assureur de Spawn a jamais voulu. Trop dangereux.

JEFF : Avec Aleksi dans l’épisode 1, on se demandait où on pourrait bien rajouter un peu de scène typique-gore à la "Curse of Spawn". Lorsque Shankra arrive chez le Cardinal pour voler le certificat, elle utilise "une main de gloire". J’avais pensé que par pure cruauté, elle aurait pu laisser celle qu’elle avait amenée, pour couper celle du prêtre et l’utiliser dans le 2e épisode, afin de la rendre moins gentillette et de créer un lien de revanche entre ses deux personnages "secondaires".

NIKO : Ce qui aurait posé quelques problèmes de cohérence : la main de gloire prend du temps à fabriquer (j’ai le mode d’emploi chez moi). D’ailleurs, il paraît que ça marche mieux avec une main de pendu.

JEFF : Dans l’épisode 2, je vous passe les détails, je trouve qu’on a fait assez saignant tout en restant dans la "French touch".

A lire également : la chronique de Spawn #71 - Simonie part.1

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