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Alias #2


mardi 11 novembre 2003
L'avis de Ishar


Marvel France / MAX

Enfin ! La suite en français des mésaventures de Miss Jones, ex Super-Héroïne ratée et détective privée, est enfin disponible. Le seul titre de la collection MAX à vraiment mériter son label "Explicit Content" - avec Cage peut-être. Après un premier arc enthousiasmant, on ne peut qu’espérer le meilleur pour cette suite.

(JPEG) Ce volume reprend les épisodes 6 à 10 de la série US, soit le 2e arc story et un numéro à part (#10). Jessica Jones a repris des contacts avec les Super-Héros, notamment son amie Carol Denvers (Miss Marvel). Cette fois-ci, c’est la femme de Rick Jones qui lui demande de retrouver son mari disparu. Or des Rick Jones, il y a en beaucoup rien qu’à New York, alors retrouver le bon va être assez compliqué. Lequel est le bon d’ailleurs ?

L’intrigue permet de démontrer l’influence que pourraient avoir les Super-Héros sur la population "normale" et explore l’un des aspects qui différencient l’univers Marvel de celui DC - la manière dont sont perçus les Super-Héros.
Mais pour le lecteur hélas, l’intrigue en question est trop vite démêlée (dès le 1er numéro en fait) et est parsemée de quelques incohérences ; d’autant plus dommage que Bendis s’essaye à des innovations narratives intéressantes, par exemple avec des extraits du livre imaginaire de Rick Jones accompagnés d’illustrations de Sienkiewicz (Comme dans les Watchmen, mais intégrés dans le récit cette fois).

Cet arc illustre en fait très bien toute la difficulté de la série. Le thème est très bien exploité, ce n’est pas le problème, mais le style de Bendis est mis en danger par le fait que nous ayons à faire à une série régulière, trop étirée en longueur. Ainsi toute la conversation entre Jones et Miss Marvel qui introduit l’album est une référence aux précédents épisodes, et est trop diluée et trop "private joke" : elle est ennuyeuse à mourir. A noter que la traduction lui fait peut-être perdre une partie de son dynamisme (cas assez classique lorsque l’on passe de l’anglais au français), mais ne connaissant pas les épisodes VO, je ne peux pas vraiment juger.

Paradoxalement, le fait que ce soit une série régulière en fait aussi tout son intérêt. Ce n’est en effet pas une courte exploration le temps d’une simple série limitée, mais la découverte mois après mois de ce que ne montrent pas les autres séries régulières ; l’univers présenté ici a un côté plus perrein et plus justifié qu’une courte série qui pourrait tomber dans l’oubli ou être facilement réfutée par la suite. Cette situation s’exprime d’ailleurs bien mieux dans ces numéros que dans les précédents, entre autres à cause du thème abordé.

Le dernier épisode est un dialogue illustré, où J.J.Jameson embauche Jessica pour qu’elle découvre l’identité de Spiderman. Assez moyen dans sa mise en place, il aurait été très bien en 8 planches. En 24 hélas...

Loin d’être un mauvais volume, il ne faut, en fait, pas faire comme moi et bien le lire comme une série régulière. On peut alors passer sur différents points négâtifs essentiellment dûs au rythme de parution, et apprécier l’une des séries les plus intéressantes et les plus originales de la maison des idées.

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